Titoubrun et les CroCrodiles ...

05 septembre 2016

Failte Ireland

Pour respecter l'alternance pays chaud/ pays froid, cette année, pour les Titoubrun, ce fut direction : Irlande ! A nous les tapis de trèfles, les farfadets, et les Cranberries en boucle. Je vous avoue : je n'étais pas très emballée au départ par cette destination. A choisir, je lui préférais l'Ecosse : chateaux hantés, highlands (qui m'évoquent des paysages forcément grandioses), Lochs et cie, que du bonheur pour les enfants. Et puis j'aime bien l'Ecosse, elle me rappelle de bons souvenirs de 3eA. Ma soeur est partie en Ecosse et elle a adoré son voyage, et nous, ses photos. Mais on a passé de fabuleuses vacances en Irlande, presqu'aussi bonnes qu'en Islande (indétrônable ad vitam), et ce n'est pas peu dire. Tout est attachant dans ce pays, les irlandais, bien sûr, surtout. Et c'est tellement beau. Et malgré toutes les mises en garde, on y a même (très) bien mangé ou alors on le palais en vrac.

1/ le circuit :puisqu'il existe des directs Toulouse-Dublin, on a atterri à Dublin. On a ensuite fait le tour de l'île en commençant par le Nord (et en le privilégiant) jusqu'au Kerry avant de visiter Dublin sur une journée. On a donc complètement zappé le centre du pays, ainsi que la côte sud et le quart sud est.On est resté au maximum 3 jours au même endroit (au minimum 1 nuit) pour gagner du temps sur les trajets. On a souvent regretté de ne pas pouvoir rester plus longtemps au même endroit, et on a fait quelques mauvais choix par manque de préparation, mais je suis plutôt contente du trajet, qui nous a permis de découvrir autant les paysages que l'histoire de l'Irlande et leurs différents visages. 

25 juillet : arrivée à Dublin. Nuit à Slane

26 juillet : Vallée de la Boyne. Nuit à Slane

27 juillet : Belfast. Nuit à Carrickfergus

28 juillet : Glens et Côte d'Antrim. Nuit à Bushmills

29 juillet : Chaussée des géants - Nuit à Fanad Head (Donegal)

30 juillet : Mont Errigal - Nuit à Fanad Head

31 juillet : Falaises de Slieve League - Nuit près de Sligo

1er août : Alentours de Sligo - Nuit près de Sligo

2 août : Alentours de Sligo (Carrowmore, Knockarae). Nuit à Moyard

3 août : Parc National du Connemara - Kylemore abbey - Nuit à Letterfrack

4 août : Connemara - Nuit à Letterfrack

5 août : Galway - Nuit à Ennis

6 août : falaises de Moher - Burren - Nuit à Kenmare

7 août : Peninsule de Dingle - Nuit à Kenmare

8 août : Ring of Kerry et Skellig Ring - Nuit à Kenmare

9 août : - Nuit à Dublin

10 août : Dublin - Nuit à Dublin

11 août : retour

carte-irlande

 

2/ Hébergements

Avec peu de nuits à chaque endroit, j'ai réservé surtout dans des chambres d'hôtes et cela m'a pris beaucoup de temps de trouver une bonne technique pour en trouver de sympas. Finalement je suis pas mal passée par la carte de Tripadvisor (après avoir pris beaucoup de temps pour déterminer le trajet et le temps à passer dans chaque lieu, d'où des réservations très tardives, à peine 1 mois avant de partir, voire ... pas encore réservée le jour du départ !) en rebasculant sur les sites perso des B&B. Les propriétaires de B&B complets ont aussi été très gentils et m'ont souvent indiqué des collègues qui avaient des disponibilités. le site "Book a B&B" et surtout Ireland B&B Owners association était assez pratique (mais je les ai toujours réservés en direct avec les propriétaires, parce que c'est une bonne entrée en matière pour faire connaissance et aussi parce qu'ils ne mettent pas toujours à jour leurs réservations).

On a eu une seule mauvaise surprise, mais on a trouvé une solution en moins de deux heures : il y avait encore beaucoup de B&B affichant des "vacancies" une fois sur place, et ladite solution incluant une machine à laver et une option "self catering" pour le soir, on a vraiment gagné au change !

3/ Les préparatifs.

Avec l'expérience de l'Islande, on est parti avec 30kg de bagages en soute et 5 bagages à main. Pas de sacs de couchage cette fois-ci, mais il a fallu trouver de la place pour les paires de baskets, de chaussures de marche, de tongs, de chaussures un peu sympa pour les jours de balade en ville et pour les pubs le soir, pour les tennis de toile intermédiaires, pour les coupe vents, les capes de pluie, mais aussi les maillots de bain et les lunettes de soleil, et puis pour les shorts, et les pantalons. Les polaires aussi, sans oublier les t-shirts à manches courtes. Du coup il n'y avait plus de place pour les bottes de pluie et au moment de traverser les champs de boue, on a pu le regretter. En tous cas une chose est sûre : il n'y pas de fumée sans feu, en Irlande le temps est "imprévisible", et ce n'est pas une bonne nouvelle au moment de faire les valises.

En parallèle de films et quelques livres sur l'Irlande, son histoire, on est parti avec 3 guides, rien que ça, mais celui qui m'a le plus servi est le National Geographic : plein de bonnes idées hors des sentiers battus, certaines régions ont été arpentées et vraiment fouillées. Les decriptions de randonnées sont fiables et particulièrement utiles (notamment dans le Burren pour y découvrir la région et pour la randonnée du Mont Errigal). Le Routard était particulièrement décevant, il va falloir qu'on arrête de l'acheter, celui-ci, car je crois bien que je dis ça tous les ans :D

On a réservé notre voiture via Economy Car Rentals une sorte de plate forme qui vous donne accès aux meilleurs plans chez les loueurs de voitures. Vue la date à laquelle nous avons réservé ladite voiture, on ne s'est pas posé beaucoup de questions sur le sujet ! On s'est en fait retrouvé chez Europcar, et, passée la cohue de la récupération (1.30 au bas mot le temps d'arriver sur l'agence à quelques kilomètres de l'aéroport, puis de faire la queue, puis de récupérer les clefs), il n'y a rien eu à redire. On n'a pas pris l'option TomTom en se disant que l'on pourrait naviguer avec nos téléphones... avant de réaliser que celui ci dépendait du réseau sur place. Heureusement, il y a aussi des GPS intégrés dans ces voitures de location, qui ne sont pas soumis à option, et que l'on était bien content de découvrir car la DDE ne passe pas sur toutes les routes irlandaises, ou parfois en gaélique, ce qui est traitre ...

Parmi les préparatifs oubliés : prévenir la banque que l'on part à l'étranger, même en Irlande ! Comme quoi le Routard ne sert pas qu'à allumer le feu, j'y ai découvert avec stupeur que les cartes étaient facilement bloquées au premier retrait à l'étranger. Après vérification en direct avec ma gentille conseillère, elle m'a bien confirmé que cela pouvait être le cas, et qu'elle prévenait donc le siège ! Sur le même sujet, les B&B et parfois même les pubs ne prennent pas la carte bleue pour la plupart, même lorsque c'est indiqué : il vaut donc mieux prévoir un peu en amont de retirer assez de liquide pour les vacances ...

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20 juin 2016

Jeu de fin d'année

Parce que c'est toujours trop triste que ces jeux ne servent qu'une fois...

Hier, on a fêté "l'anniversaire" de Louise. Anniversaire en avril en fait, mais je me fais toujours un peu tirer les oreilles pour organiser ces fêtes à l'heure. Cette fois ci, on a fait un grand jeu qui avait pour fil conducteur le passage au collège - de circonstance en cette fin d'année scolaire.

Super bilan des courses. Les enfants s'en sont donné à coeur joie, n'ont pas oublié un bon grain de folie et de dérision dans la bataille et on a tous passé une formidable après midi. Alors si comme moi, parfois, vous fouillez le net en quête d'idées parce que vous n'avez pas toujours le temps d'être inspiré, voici le déroulé du jeu.

ANNIVERSAIRE_LOUISE

The-Casserole

DSCN6206Cupcake inspiré de Pinterest : cupcake framboises http://www.editions-burda.fr/recettes/2599/Cupcakes-aux-framboises

Photo panneau Crocos

Fiche_de_pr_sentation

Fichier_Dict_e

Courrier_officiel_The_Casserole

Rebus_Math_matiques

Mot___inserer_dans_les_oeufs_Kinder

Si certaines choses ne sont pas claires au moment de les utiliser : n'hésitez pas à m'écrire afin que je rectifie le fichier !

Je m'aperçois que j'ai bon nombre de jeux de pistes et d'épreuves en stock : ça vous intéresse ?

 

 

Mise en scène

N’hésitez pas à jouer un rôle de directeur/trice très sévère, trop maquillée, très rigide. D’en rajouter, histoire de faire sourire ne serait-ce que votre enfant !

Le plus important pour que « ça marche », c’est de vous approprier le jeu : changer des choses, adaptez les à votre enfant et ses amis, à la configuration de votre maison. Ce jeu se prête bien à la fin de l’année scolaire de CM2, pour clôturer les années de primaire !

Si vous suivez toutes les étapes du jeu, vous avez un peu de préparation. Tout ce qu’il faut faire avant (en dehors d’imprimer les fichiers) est en vert.

 

Arrivée des invités

Matériel :

-          Sytlos

-         Fiche de présentation

 

 « Chers enfants,

Bienvenue au collège Sainte Cunégonde de Chevignac. Votre primaire s’achève et vous avez été sélectionnés parmi de nombreux candidats pour effectuer votre 6e au sein de notre établissement très haut de gamme et nous vous en félicitons. Toutefois, afin de vérifier votre motivation et vos compétences, vous devrez aujourd’hui réussir plusieurs tests dans l’ensemble des matières qui vous seront enseignées l’an prochain. A savoir : français, mathématiques, histoire, géographie, art plastique et musique.

Nous vous souhaitons bon courage et bonne chance chers enfants.

Mais laissez-nous tout d’abord nous présenter. Je suis la directrice de l’établissement, madame Joseline Dubois et voici mes assistants professeurs : monsieur Michel Sadou et XXX.

Afin que nous fassions mieux connaissance, vous allez remplir cette fiche de présentation »

Les enfants remplissent la fiche (voir fichier). Tandis que vous êtes assis au bureau

Vous ramassez les fiches après avoir échangé sur les pires blagues et les bêtises si les enfants ne l’ont pas fait spontanément !

Cours de français

Matériel

-          Fiche dictée

-          Stylos

 

Leur faire faire la dictée de Bernard Pivot (niveau élémentaire) ci-dessous.

« Les courses en mer

Sur les quais, la foule agglutinée qui lance à cor et à cri un au revoir aux équipages annonce l'imminence du départ. "Ohé !" Des mains et des mouchoirs, semblables à des oriflammes bariolées, sont agités par la famille, les amis, des enfants... Puis les ancres surjalées sont relevées: "Larguez les amarres !"

Qu'il s'agisse de Christophe Colomb, de Florence Arthaud ou du charismatique Eric Tabarly, que ce soit à bord de trois-mâts, de catamarans ou de simples canots, les navigateurs, inlassables, depuis la nuit des temps, ont sillonné les océans. Tous ces découvreurs d'îlots inconnus, ces marins sportifs familiers des top niveaux et ces scientifiques de haut vol ont confié leur phénoménal destin à la mer. »

Fiche dictée à imprimer

N’hésitez pas à prendre un air très sévère, qui ne trompera personne. Les enfants s’amuseront sans doute à faire le plus de fautes possible. Coupez la longueur si vous sentez que la blague est trop longue…  La correction n’est pas nécessaire, sauf si les enfants la demande. En revanche, n’hésitez pas à leur montrer le texte d’origine !

On passe alors à l’étape suivante, qui est un jeu permettant de découvrir le cours suivant.

Gonfler 12 ballons minimum et dans 6, répartissez les éléments de cette phrase « rendez-vous dans *la pièce que vous voulez* pour le cours de stylisme ». Prenez chaque petit morceau de papier, roulez le serré, fermer avec un petit morceau de scotch et glisser le dans le ballon avant de le gonfler.  Une fois gonflés, punaisez les ballons par le haut du nœud sur une planche de bois.

Les enfants se mettent en file à 4 m de la planche environ et doivent percer les ballons avec des fléchettes à bout pointu (2 jets par enfant, et on recommence jusqu’à ce que tous les ballons soient percés). Ils reconstituent ensuite la phrase.

Cours de stylisme : décoration de T-shirt

Matériel :

-          autant de t-shirts que d’enfants (Domyos : 1.5€)

-          feutres textiles

-          rubans, colle textile

-          boutons,

-          encre textile et tampons.

Etc…

 

Une fois les t-shirts terminés (vous pouvez en faire un avec eux pour leur donner des idées), ils seront contents que vous immortalisiez leur œuvre. C’est aussi une bonne occasion de faire de chouettes photos de groupe. Faites leur prendre des poses du type «  la pire grimace », « l’air le plus sérieux », etc. et passez au jeu suivant 

 

Jeux intermédiaires type jeu de piste avant The Casserole

Jeux d’extérieur de préférence

Matériel :

-          Œufs de cadeau Kinder ou équivalent (une trentaine si possible)

-          Papier avec le lieu de la prochaine étape (voir fichier)

-          Bassines

-          Casques (subsidiaire)

 

Enfermez le lieu de la prochaine étape dans une dizaine d’œufs kinder. Si vous voulez corser l’affaire, vous pouvez coder le message, ou l’écrire sous forme de rebus avec des générateurs automatiques tels http://www.rebus-o-matic.com/.  Remplissez une bassine d’eau à 1/3 hauteur pour 5 enfants environ. Répartissez les œufs plein et ajoutez les vides.

Les mains dans le dos, les enfants doivent récupérer les œufs avec la bouche, en se mettant tous ensemble autour de la bassine (pas l’un après l’autre sinon c’est trop facile). Vous pouvez leur mettre des casques pour rendre le jeu plus rigolo.

Matériel :

-          Panneau « Gare aux crocos » : carton + morceau de bois et fil de fer

-          Walk man

-          Cassette

-          Sac/ valise/ boite/etc.

-          Pelle

-          Petites cuillères

 

Réalisez un panneau « gare aux crocos » et plantez-le à côté d’un arbre (voir photo)

Déterrer votre vieux walkman s’il est encore en état de marche. Trouvez une vieille cassette. Enregistrez-vous : invitez-les à participer à The Voice en chantant de la pire manière qui soit. Vous pouvez vous inspirer d’une chanson existante (celle de Michel Sardou « Dans un voyage en absurdie, que je fais lorsque je m’ennuie, j’ai imaginé sans complexe « qu’on allait tous jouer à the voice et que pour ça vous alliez tous dans *la pièce qui vous arrange* ». Mais ça marche très bien avec plein d’autres chansons !

Mettez dans une boîte, valise, sac : le walkman, et la cassette, l’un à côté de l’autre.

Creusez un trou au pied du panneau et enterrer tout ça !

S’il pleut, vous pouvez faire exactement la même chose en utilisant la machine à laver, le dessus d’une armoire, etc. etc.

Donnez-leur des petites cuillères pour creuser là où vous avez enterré la boîte contenant le walkman. Laissez-les se débattre avec la cassette, écouter le message et gérant les reward et remettez leur ensuite leur courrier nominatif « The Casserole » (voir fichier)

The casserole

Matériel :

-          Instruments de musique, casseroles, cuillères en bois etc.

-          Panneaux « Welcome to the casserole » (voir fichier)

-          Faux micro

-          3 ou 4 membres du jury

-          Autant de buzzers (sonnette du halli galli, buzzer du buzz it etc.)

-          Si possible autant de chaises à roulettes

-          Noms des enfants sur papier pour tirage au sort

Tirez les équipes au sort et envoyez-les aux 4 coins de la maison/ du jardin. Laissez leur 10mn de préparation. L’idée n’est pas de réécrire une chanson mais de partir d’une chanson connue et de la chanter horriblement.

A ce moment du jeu, il faudrait idéalement une personne supplémentaire pour jouer à l’animateur. A défaut, laissez-les s’entendre entre eux pour gérer leur ordre de passage. N’hésitez pas à jouer à fond votre rôle de coach, d’argumenter la qualité de leur performance.

Si vous n’avez pas faim, il est temps de leur remettre une enveloppe contenant la thématique de leur prochain cours (voir fichier « rebus »)

Les hippogloutons géants

Matériel :

-          Enveloppes contenant le rebus

-          Ordinateur pour leur montrer le principe du jeu

-          Planches à roulettes (idéal : skate)

-          Balles de piscine à balle (minimum 150)

-          Coudières

-          Bassines

 

http://www.dailymotion.com/video/x419i7l ...vaut dix fois mieux qu’un long discours

Créez des équipes de deux. Jetez les balles au centre et espacez les équipes à en cercle à équidistance du tas de balles. Dans chaque équipe, l’un s’allonge à plat ventre sur le skate avec des coudières, et prend une bassine. L’autre lui prend les pieds et le dirige pour ramasser le plus de balles possible. Interdiction de ramasser les balles à la main bien sûr ! On ramène ensuite les balles dans sa « maison » = à côté de là où il est parti.

Si vous le faites sur une terrasse et non dans l’herbe, il faut prévoir un sac pour ranger les balles au fur et à mesure et faire des équipes de 3 personnes. Logiquement, les enfants voudront recommencer pour jouer chaque rôle.

Toute cette partie du jeu a déjà duré 2h15 + goûter 30mn + 15mn Molky/Foot en attendant les invités.

Si vous voulez continuez, voici quelques idées

Histoire : Contactez 4 ou 5 complices à qui vous communiquez des questions d’histoire simples. Vous pouvez vous aider d’un livre comme « Les paradoxes de l’histoire », qui traite simplement des idées reçues en Histoire.

-          Où Napoléon est-il mort ?

-          Qui a découvert l’Amérique (sujet à polémique, n’hésitez pas à polémiquer) ?

-          En quelle année vos parents ont-ils vu la naissance des étoiles ?

Reprenez les équipes de the Casserole et donnez à chacun un numéro de téléphone (soit via un jeu, soit sous enveloppe) et laissez les trouver une solution pour l’appeler. Le complice donne uniquement la question, qu’ils vous rapportent. Vous leur demandez alors la réponse, et selon, eux, quel est l’intitulé du prochain cours.

Pour le cours « d’histoire », vous pouvez faire une partie de jeu à « histoires » si les enfants ont du bagout… type : Nonsens, mito, Yess, petits meurtres entre amis etc.

Géographie : relais à terre. Constituez 2 équipes.

Au top départ, le  premier s’allonge dans l’herbe en tendant un bras devant lui. Quand il a terminé, le deuxième démarre et s’allonge en suivant. Etc. Lorsqu’il n’y a plus d’équipier, c’est le premier qui s’étant allongé qui redémarre et ainsi de suite pour retourner au point de départ.

 

 

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25 avril 2016

Séance de rattrapage

Ce sont les vacances ! Et que fait on chez les Titoubrun le soir pendant les vacances ou quand il pleut à seaux ? On joue ! L'occasion ou jamais de reprendre cete rubrique laissée en berne depuis lurette !

A Toulouse, on est gâté côté jeux de société : entre créateurs de jeux de société, ludothèques, club de jeux et formidables boutiques de passionnés comme C'est le Jeu (rue Gambetta) -découvert récemment, le passe-temps rue des Lois n'est pas mal non plus- il y a vraiment de quoi devenir vaguement obsessionnel sur le sujet. Ou pour le moins : curieux et prêt à mettre définitivement au placard la Bonne Paye et le Monopoly.

Même si on a dû laisser tomber la ludothèque (accolée à une bibliothèque que je n'aime pas du tout), on a testé pas mal de jeux depuis 3 ans, aidés par les après-midi jeux organisés dans mon village (en attendant les soirées, et notre propre ludothèque, n'est-ce pas ><) et les bons conseils de C'est le Jeu. Je me suis dit qu'il était temps de vous faire un petit debrief ! Ce sont des jeux familiaux, configuration d'amateurs oblige, à partir de 7 ans pour la plupart. Si vous avez des jeux chouchous : racontez, on sera ravi de les tester !!!

On a commencé à sortir des parties de nain jaune en famille à Noël 2014 avec les Aventuriers du rail, qui nous ont valu des parties familiales endiablées, jusqu'à 3 par jour. Charles, à 6 ans, y jouait sans aucun problème si ce n'est sa main franchement pas assez grande pour tenir son jeu. Là, hier, il a gagné, et il est très très fier.

Les parties sont un peu longues (1h) et le jeu est un poil stressant mais c'est aussi ce qui le rend complètement addictif fait son charme. Le jeu se comprend très rapidement (en gros il y a deux règles) et on peaufine ses stratégies favorites au fil des parties. Très vite, j'ai acheté l'extension 1912 pour augmenter le nombre de "longs trajets", sans quoi les missions des uns et des autres deviennent trop rapidement limpides. Les enfants, en revanche, détestent les cartes "Big Cities" -tout le monde se marche dessus- et les règles supplémentaires. Pour Noël 2015, Charles a voulu l'extension "Inde et Suisse", qui se joue très bien à deux ou trois. Il y a deux plateaux dans la boîte, qui ont chacun leur spécificité. Les règles de l'Inde sont un peu plus rigolotes, je trouve. En tous cas, cela permet de varier les plaisirs, et de faire des parties intéressantes à peu de joueurs.

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Le Petit Prince : le joli jeu qu'on emmène partout

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Jeu très joli, dans lequel il faut construire sa planète tout en marquant le plus de points possible, ce qui est déterminé par nos choix (plus ou moins libres) de tuiles "pouvoir". Là encore le jeu est vraiment simple à comprendre, ce sont même les enfants qui m'ont appris. Je crois que je l'avais acheté "parce que c'est le Petit Prince", et en suivant l'enthousiasme de C'est le Jeu. Les parties sont brèves (20mn), amusantes, et plaisent autant aux petits qu'aux grands. Il est moins "prenant" que d'autres jeux, mais on l'aime beaucoup.

Wakanda : le jeu qui se joue exclusivement à deux

Il fonctionne un peu sur le même principe que le Petit Prince (on prend possession de tuiles qui vont induire la construction de notre jeu, mais comme on ne sait pas exactement ce qui va sortir, on joue un peu sur tous les tableaux aussi :D), est super rapide et vraiment sympa. On y joue quand ça nous prend avec Louise, avant le déjeuner souvent. Le jeu se met en place très vite et ne prend pas de place.

Les chronicards : celui qui fait patienter intelligemment les enfants au resto en vacances.

Tout est dans le titre. Sur le même principe que Timeline (reconstituer une frise historique), il a le gros avantage d'avoir au verso une explication des événements, on en apprend donc beaucoup plus en s'amusant. Chaque boîte de jeu peut se compléter par les autres boîtes et il y a plein de thèmes tous plus intéressants les uns que les autres. On a quelque peu restreint les parties à la situation décrite plus haut, mais il est parfait aussi en pique nique ou sur la plage.

Chronicards

Chronicards est un jeu de cartes pédagogique sur l'Histoire pour apprendre en s'amusant les dates et la chronologie des événements. L'apprentissage se fait par la stimulation de la mémoire visuelle : une image et une date d'un coté, le titre de l'évènement de l'autre. Ludique, instructif, pratique pour les enfants, les jeunes et les adultes.

http://www.chronicards.fr

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Pirates : celui qui fait plaisir à Charles, 7 ans

Parce qu'il est vraiment facile et qu'il est très joli. Et puis amasser un trésor de pirates, je crois que c'est un objectif if qui parle aux enfants !

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Takenoko : celui auquel personne ne veut jouer

A part moi, parce qu'il est beau, que les parties sont longues et prenantes, et que, je pense, j'aime bien les jeux dans lesquels il faut remplir des objectifs. Parce que chaque tour de jeu est intéressant, et que l'on n'est jamais à l'abri d'une déconvenue de dernière minute qui met un peu en rogne, certes, mais qui rend aussi le jeu plus amusant. On attend donc le déclic, patiemment...

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Carcassonne : celui qu'on n'a pas encore complètement exploré
Mais qui devrait nous réserver de belles parties à venir. C'est un best of, on le trouve partout, même chez Jouet Club. Au début je trouvais qu'il ressemblait beaucoup à la guerre des moutons (et je n'en démords pas, la preuve, depuis qu'on l'a, on ne joue plus à la guerre des moutons...), mais je pense que c'est surtout parce qu'on n'a pas assez approfondi les règles.

Mini villes : le nouveau chouchou

On construit une ville avec des cartes. Chaque jet de dés nous rapporte des points qui nous permettent d'acheter de nouvelles cartes... ou de payer ses adversaires (et de faire échouer lamentablement tous nos plans et nos économies). Ca n'a l'air de rien, mais c'est drôle, le jeu change rapidement, et là, pour tout vous dire, on va demain acheter l'extension Marineland, et mes parents écume le web pour trouver LA boutique de jeux ouverte dans les Yvelines pour faire une partie dans la journée. On a préféré y jouer à 5 (avec l'extension) plutôt qu'à 3 parce qu'il y a plus de suspense, mais il est aussi très sympa à 3 ou 4.

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La semaine dernière, on a joué au jeu de dés Bang (les enfants ont adoré) et à Catane (que j'ai adoré, j'attends avec impatience que l'on puisse y mettre les enfants - pour l'instant seule Louise a testé, mais à deux, ce jeu tout pour-ri !). Next jeu dans mon escarcelle : Synonymo, qui nous a été présenté à Pechbusque par sa créatrice ... je vous en dirais plus quand je l'aurai enfin trouvé en boutique ... ou commandé ici d'ailleurs :http://topi-games.com/produit/synonymo/

 

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19 mars 2016

Jour #15 en Italie : Arezzo et Cortone

Je suis bien contente d'arriver à ce point de notre voyage. Premier point, je caresse l'espoir de terminer le récit de nos vacances 2015 avant celles de 2016. Mais surtout, je vais pouvoir vous parler d'une belle découverte qui me tient à coeur (les initiés auront déjà tout compris).

Arezzo : on y allait essentiellement pour les fresques de Piero della Francesca, qui se trouvent dans la chapelle Bacci de l'Eglise San Francesco. Je me souviens que toujours cette même année où j'ai fait un peu d'histoire de l'art, on avait étudié ces fresques, je les avais trouvées superbes. Je les imaginais en soubassement d'une chapelle perdue dans un village paumé d'Italie ! Une fois effacée cette vision, Arezzo est une ville (de 100.000 habitants, so much pour le village paumé) fortifiée, d'autant plus agréable que l'on en attendait pas forcément grand chose à part ces fresques devant lesquelles j'aurais volontiers passé une bonne après midi.

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DSCN4517C'est beau, non ?

On a aussi beaucoup aimé l'église Santa Maria della Pieve, dépouillée et un poil étrange avec son campanile "aux cent trous";

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Après cette petite balade, on s'est dirigé vers Cortona, que nos voisins de petit déjeuner nous avaient vivement conseillée. Petite ville escarpée, un enchevêtrement de petites ruelles et d'escaliers, c'est vraiment charmant (et j'en ai pris très peu de photos, car c'est une ambiance, et on a beaucoup marché).

DSCN4542L'art tient une place de choix à Cortona. Curieusement, le "musée de l'Académie Étrusque" ne rencontre pas beaucoup de suffrages chez les Titoubrun ...

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Et puis au détour d'une ruelle, on passe devant une galerie, avec à l'extérieur un tableau magnifique. La mer, le ciel, une profondeur qui appelle à la contemplation ; des couleurs splendides, un truc dingue, en fait. Tout ce que je préfère dans la peinture. Claire tombe en arrêt en même temps que moi. En cherchant un glacier on repasse devant... La 3e fois, papa Titoubrun a pitié et nous dit "non, mais allez-y les filles, si vous voulez entrer" (en fait, je pense qu'il a accroché autant que nous).

Et là, c'est le choc : des tableaux tous plus incroyables les uns que les autres. Parfois, on se demande si on regarde une photo, on se perd dans les tableaux qui représentent des troncs d'arbres dans lesquels la lumière semble se faufiler, et nous échapper. On est happé par chaque tableau, on s'y plonge, avec délice, comme si on avait l'impression de toucher un bout d'âme, comme si chaque tableau nous offrait une opportunité unique de comprendre un mystère insondable. En peinture, je suis particulièrement sensible aux peintres qui ont tenté de capter la lumière. Certaines oeuvres de Turner, Whistler, Strindberg, Caspar von Friedrich : mon panthéon pictural personnel. Même émotion en découvrant et en regardant les tableaux de Roberto Ghezzi. Ce n'est pas si fréquent. FRANCHEMENT, c'est même grave super f***ng rare ! Je ne sais pas combien de temps on est resté dans la galerie parce qu'il s'y est suspendu, et ce n'est pas une figure de style, c'est exactement ce qui s'est passé. Et puis, parce qu'il fallait bien s'en aller, et parce qu'au vu du chargement familial, on ne pouvait décemment pas ramener une toile, on repart avec le catalogue de l'exposition, contre mauvaise fortune bon coeur. Signe qui ne trompe pas : des islandais en vacances qui doivent voyager plus légèrement sont en train de choisir un tableau.

Depuis, j'ai eu une belle occasion de recontacter Roberto, et ce n'est pas qu'un artiste au talent immense, c'est aussi quelqu'un qui m'apparaît comme étant profondément gentil, humain. Amoureux fou de la nature, amateur de terres gelées, et super humble en fait. Une belle personne comme diraient les petits mouchoirs (n'empêche que ça s'applique bien dans le cas présent).

Alors je vous laisse découvrir son travail ici : http://www.robertoghezzi.it/ dont voici un petit aperçu en images ...

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En ce moment, Roberto expose à Montepulciano, dans un lieu dont je vous parlerai dans deux posts, et que l'on avait adoré : la Fortezza Medicea...

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01 mars 2016

Jour #13,14 en Italie : début de la semaine dans le Val d'Orcia

La fatigue et les orages aidant, la semaine dans le Val d'Orcia s'est écoulée au dolce rythme italien. Cette région est superbe, elle n'est pas classée au patrimoine mondial de l'Unesco pour des prunes ! On est dans la carte postale de la Toscane, version sèche, jaune, sauvage, ponctuée ici et là de cyprès. Solitaire. Les routes blanches, tortueuses, au milieu des champs. Les jolis petits villages perchés sur leurs éperons, et leurs beaux restes médiévaux.

Nous avons passé la semaine dans les jolies chambres d'hôtes perchées http://www.santamariapienza.it/

Je n'étais pas emballée à l'idée de passer la semaine dans un B&B sans possibilité de faire la cuisine. Cherchant malgré tout une possibilité de prendre le petit déjeuner en commun avec les autres locataires et nos hôtes (comment rencontrer un peu les italiens sinon...) et Maura nous ayant expliqué que nous pouvions utiliser le barbecue et la grande table couverte à l'extérieur de la maison, nous avions malgré tout et fort heureusement opté pour cette solution. Maura laisse aussi en accès libre son potager : à nous les salades et les saucisses toscanes grillées, le pain sans sel toscan(étonnant, mais délicieux arrosé d'huile d'olive, de tomates fraîches, de mozza fiora di latte (miam, de la mozza de vache, mais rien à voir avec la G*lba*i du coin), du basilic frais, du sel et du poivre ! Charles a découvert à cette occasion le melon salé et olivé. En revanche, côté barbecue, entre averses et technique approximative de papa Titoubrun qui n'a bien voulu que je vienne à sa rescousse qu'après 1h d'acharnement (guide un jour, guide toujours), on ne réitérera pas l'expérience des vacances !

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Samedi : Visite de l'Abbaye di Monte Oliveto Magggiore, une jolie halte, au chant des cigales avant d'aller jeter un oeil au Crete Senesi qui se prêteraient bien à la balade s'il ne faisait pas une chaleur de folie !

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On part ensuite en direction de notre gîte, en passant par le très joli village de Montisi. A une semaine près, on y voyait de superbes fêtes médiévales. Il n'y a plus que quelques vestiges dans les rues, mais l'ambiance est vraiment agréable ici, un de mes endroits préférés de la semaine, mais cela tient sans doute à une heure de la journée, à une disposition particulière... bref un petit moment inopiné de grâce ;-)

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A l'arrivée, il fait encore beau et très chaud. Le poggiore de Maura est abrité par le village perché et fortifié de Montichiello. Un petit orage s'annonce, on décide tout de même de dîner dehors... et ce sont des trombes d'eau et un orage titanesque de plus d'une heure qui s'abatte sur nous ... on ne peut même plus traverser les 3 mètres qui nous séparent de nos chambres : les éclairs zèbrent le jardin et la foudre tombe sans prévenir pas bien loin de nous... on profite d'une petite accalmie après avoir fini tout de même par avoir un peu la trouille pour traverser les rigoles d'eau et en découvrir dans nos chambres... gloups ! l'orage s'arrête à 22.30... et la semaien s'annonce météorologiquement compliquée !

Dimanche : visite de la très belle abbaye Sant'Antimo, datée du Carolingien. Nous en profitons pour aller à la messe -en grégorien et avec le credo chanté de mon enfance.

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On part ensuite à Montalcino, gros coup de coeur des villages célèbres du Val d'Orcia. Petit village escarpé, des marches et des jolies sentes à n'en plus finir, des petits restaurants tous plus apétissants les uns que les autres, tout respire la douceur de vivre ici. Il y a du monde, de l'activité, mais peut être parce que c'est dimanche, c'est plus vivifiant qu'autre chose. On déjeunera dans une délicieuse petite osteria vraiment très miam et on passe tout l'après  midi à se balader ici, à profiter des vues, des pierres, des drapeaux des contrada...

DSCN4385DSCN4386DSCN4390DSCN4396DSCN4400Oui, Louise, rassure toi : il y a des lasagnes !

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En fin d'après midi tout de même, on se décide pour passer à San Quirico d'Orcia, que l'on traversa au pas de course pour cause d'orage imminent... dommage, cela avait l'air tout aussi joli que Montalcino !(en revanche, je ne sais vraiment plus quelles photos appartiennent à quelle ville, et c'est bien triste, on ne me reprendra pas deux fois à ne pas passer mes heures de voiture à noter les impressions du voyage !)

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28 février 2016

Jour #11 et 12 en Italie : Vinci et Florence

Aujourd'hui, nous avons décidé de faire découvrir aux enfants le génie de Leonardo. Les Galilée et Vinci me fascinent, capables d'impacter sur la pensée et sur le monde. Croire en ses rêves, imaginer, inventer, jusqu'à changer le monde, on ne peut qu'avoir envie de montrer ces vies aux enfants. Donc, jeudi, on va à Vinci, petite ville qui abrite un musée dédié à son génie. Après un petit tour par San gimigniano pour visiter cette ville en bonne et due forme, ainsi qu'on se l'était promis. Le Duomo est certes gardé par un Ayatollah du micro morceau de peau découverte y compris pour les petites filles, mais la visite en vaut la peine. Nous avions pris l'audioguide en français. On monte aussi tout en haut de la tour en passant par la pinacotheca.

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DSCN4282Ensuite, pique nique dans le charmant petit village si calme et désert à l'heure de la sieste, perché sur sa colline, de Certaldo.

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DSCN4286Il semble faire bon vivre ici, on a envie de se planter en terrasse et de commander une bonne citronade bien fraîche...

Puis Vinci. Déception sur le musée, qui demande pas mal de sous-titrage parental pour être rendu accessible aux enfants. J'ai trouvé, peut être à tort, qu'il n'était pas assez pédagogique alors que le sujet s'y prête tellement bien, et qu'il est difficile d'en ressortir avec une image organisée de la vie et de l'héritage laissé par Léonard de Vinci. L'enchaînement des salles est passablement ennuyeux, le lien entre elles est ténu, et vraiment si j'avais su, je me serai documentée en amont sur la vie de Vinci afin de pouvoir tout expliquer aux enfants, car le musée ne fait pas bien ce boulot. Trop technique et sans vision globale de la chose. Même la salle sur les machines volantes est décevante. Peut être le musée de Florence est-il plus intéressant ???

Vendredi, on repart donc à Florence, avec au programme la Chapelle Brancacci, le couvent San Marco, pour voir les fresques de Fra Angelico (une merveille, une des plus belles visites des vacances) et le musée Galileo, passionnant. Journée sans photo mais dont on garde une trace tenace.

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C'est le dernier jour dans le Val d'Elsa, demain, on part vers le Val d'Orcia !

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18 février 2016

Jour #10 en Italie : Sienne

 

Bon, autant vous le dire : à partir de maintenant, je dois faire confiance uniquement à mes souvenirs, car, pour une fois, je n'ai pas pris autant de notes que de jours de vacances. L'avantage, c'est que ce sera beaucoup plus court. Mais moins précis.

Sienne, donc.

On s'est donné rendez vous avez les cousins à 11.00 au parking santa catarina, au pied des escalators qui mènent dans la ville historique… l’enchaînement églises-musées s’annonce périlleux avec 4 nains en folie hyper heureux de se retrouver et de passer du temps ensemble. A priori. A posteriori, on s’est dit qu’on aurait dû dégoter un parc aquatique pour la journée.

Et pourtant, Sienne vaut le détour, un vrai musée à ciel ouvert quand on reste dans le centre ville, et qui donne vraiment envie d’être découverte. J’adore ces histoires de « contrada » que l’on va retrouver partout, dans le moindre village à partir de maintenant. Entre la communauté de quartier et la guéguerre de voisinage, c’est quand même plutôt amusant de se revendiquer tortue ou elefant.

Le matin, après les retrouvailles, on décide de visiter le duomo in extenso, avec plongée dans le Cielo (comprendre : visite des arcades de la coupole). Le billet (pour lequel on a fait la queue très longtemps, au moins une heure NDLR) combine, outre la coupole et le duomo, la terrasse, le musée du trésor, le baptistère, la crypte et la librairie (qui est dans le duomo). Le duomo est scotchant, les œuvres des grands maîtres y foisonnent et le sol marqueté est extraordinaire. La visite du Cielo est un peu expéditive mais quand même passionnante (outils de construction de la coupole exposés, jolies vues sur l’intérieur du duomo et sur la ville quand on passe à l’extérieur. En fait, si mes souvenirs sont bons, j’ai trouvé toute cette visite vraiment intéressante. La crypte a été dégagée il y a peu de temps et garde une aura de mystère. On passera à faire ces visites très formelles une grande partie de la journée. Petit regret de ne pas s’être perdus dans la ville, qui s’y prête. Elle est vraiment charmante. Il y a plus de monde, c’est plus serré qu’à Florence. La piazza del Campo doit être magique pendant le pallio… là, on recule devant l’idée d’infliger encore des marches aux enfants qui réclament désespérément un break et des glaces !

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12 février 2016

Jour #9 en Italie : Volterra

A 30km du Borgo, il y a : Volterra. Ancien haut lieu étrusque, perché sur une roche un peu étrange, Volterra nous promet une bonne journée. La ville est essentiellement médiévale mais on y trouve plein de traces de son passé étrusque, dont la culture m’intrigue pour le moins. Après une jolie route qui finit par monter un peu rudement en haut d’une colline d’aspect aiguisé, pas du tout à l’image des vallons arrondis que l’on a croisés jusque-là, on arrive donc à Volterra. Pas si simple de s’y garer (signalétique un poil compliquée, parkings indiqués que l’on ne trouve jamais, places le long de la route…) on finit par se aller un peu à l’extérieur du village, en bas de la sente qui mène au cimetière (quelques places de parking, gratuites -tous ces détails pratiques, c'est pour ceux qui comme moi écument les blogs avant de préparer leurs voyages :D). En quelques minutes, le chemin nous mène en haut du théâtre antique, pas vraiment intéressant, mais qui débutera notre visite guidée par le « one ticket » qui couvre tous les musées de la ville (again, et le boîtier à carte bleue ne marche pas : again). Volterra n’est pas bien grand, mais ravissant, et il est très agréable de s’y balader. Vraiment une petite ville où il semble faire bon vivre (mais on en croisera des tas comme ça pendant notre périple, en fait quasiment toutes les villes à l’exception peut-être de San gimigniano qui déborde vraiment de touristes et d’offre touristique, et quelques autres plus endormies ou moins extraordinaires comme San miniato, et ensuite Chiusi, ou Radicofani, et encore on fait nos difficiles sur ce coup-là !), jolie comme tout, et passionnante. Cela se prend mal en photo !

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On est allé ce jour-là à la pinacothèque, en se disant que c’était une bonne occasion de montrer aux enfants quelques tableaux de maîtres italiens du quattrocento et du cinquecento -en dehors des œuvres que l’on croise sur les fresques des églises. Effectivement, la muséographie est intelligente et permet de bien expliquer l’importance des artistes italiens de cette époque, de retranscrire l’évolution de la peinture en Italie, de parler la notion de perspective. Et puis comme j’étais lancée, on a parlé lumière et peinture flamande avec Louise, qui du coup a trouvé le musée trop chouette !(en fait je n’y connais pas grand-chose, hein, mais l’organisation du musée rassemble bien les souvenirs et on en ressort un discours clair et bien calé). Tout en haut, il y avait une super expo d’art contemporain, et tout en bas, une cinquantaine de photos de « pop icons » : Clint Eastwood, Mick Jagger, Sean Connery, etc. réunis autour de la fontaine. Très chouette elle aussi, gros succès en fait. Au sous-sol, expo sur Pasolini, plus compliquée... En tous cas c’est vous dire si le musée est riche et intéressant. Les gens qui le gèrent doivent être de vrais passionnés, plein d’énergie et de ressources ! L’entrée permet aussi de grimper à la tour de la ville (super vue), au musée de l’albâtre (grand truc du coin a priori, intéressant aussi) et au musée étrusque.

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Avant d’attaquer ce dernier, nous déjeunons dans la « cantina du palazzio », qui ressemble vraiment à une cantine : grandes tablées en sous-sol, ambiance bruyante, un poil salle de billard anglaise (les nappes vertes ??? le côté crypte ???), couverts qui claquent… mais ça sent bien meilleur que le gratin de chou-fleur à la flotte ! Dehors, sur les remparts, il y a un adorable petit jardin qui y est relié (plein malheureusement). La carte est aussi très alléchante. On opte pour un primi patti de pâtes (pour Louise et moi : papardelle saucisses chèvre, un régal). Tout est fait maison avec des produits de qualité. Délicieux, assez rapide et tout à fait raisonnable pour un repas en famille.DSCN4118

Le musée étrusque est à l’autre bout de la ville : bonne idée, cela nous donne l’occasion de la traverser et de s’y perdre un peu.

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On avait décidé d’aller assez vite dans le musée, sachant qu’il y a un paquet d’urnes funéraires qui ne sont sans doute vraiment très intéressantes que lorsque l’on maîtrise le sujet. L’idée, c’était d’avoir un aperçu de la culture étrusque (je plaide coupable : je suis fascinée par ces civilisations antiques très avancées et pleines de mystères). Le musée n’est pas super pédagogique, c’est clairement une compilation de fouilles plutôt utiles à des passionnés ou des chercheurs. Ceci dit, on en garde un bon souvenir, ne serait ce que pour les petites amulettes en bronze assez rigolotes et surtout pour la statue étrusque qui fleure bon le Giacometti avant l’heure et pour cause puisqu’il s’en est ouvertement inspiré ! Bref, après 45mn passés dans le musée, on quitte Volterra, un peu trop vite, mais à piscine promise piscine due !

Et puis balade sur la Via Francegina au pied du Borgo, juste avant le dîner… un régal…

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10 février 2016

La gravure sur verre

Aujourd'hui, je vais vous parler de gravure sur verre ! A vrai dire j'en ai déjà parlé ici ... Mais comme je n'ai jamais assez de verres à la maison j'aime vraiment ça, je remets ça. Et puis je vais essayer de tenir mes bonnes résolutions parce que parfois, c'est comme pour la première fournée de chouquettes : on a du mal à se lancer, et que j'adooore tester des nouvelles techniques, alors autant vous en faire profiter.

Pour faire de la gravure sur verre, pas besoin de prendre de cours. Certes, la gravure nette sur du cristal nécessite une formation précise de longue haleine. Enfin j'imagine. Mais pour faire une série de 6 verres rigolos qui fera un cadeau très personnalisé... un peu d'inspiration, et pas mal de motivation, et on est bien !

Dixit ma copine Bea, "bon, c'est très sympa comme activité, mais elle a un ou deux défauts" => pas possible de discuter en même temps => tu pries pour que le facteur avec un colis urgent ne sonne pas à la porte pendant que tu joues du graveur => bref, ça fait du bruit.

Pour faire de la gravure sur verre, c'est dingue : il vous faut un graveur. J'en ai testé deux de chez Dremmel : le 290 3/4 (environ 35€) et le même chez Dremmel version light, que l'on trouve partout à 25€. Bilan, c'est le 3/4 qui est mieux, en raison de ses trois mines (une très précise en diamant, une fine, et une plus grosse qui grossit le trait) et je trouve aussi qu'il vibre moins. Je pense qu'il y a d'autres outils, sûrement mieux, je ne me suis jamais penchée sur la question parce que je suis très contente de celui-là (commandé chez Cultura, à deux pas de chez moi, et livré au magasin dans la foulée).

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Ensuite il vous faut

  • une paire de lunettes de protection, parce que ce serait dommage de vous prendre un éclat de verre dans l'oeil
  • un feutre permanent fin (qui s'effacera quand même sur le verre au lavage, pas de panique)
  • un bon coup de crayon ou des petites images tirées de livres ou de google et/ou des petits pochoirs
  • un tournevis pour changer de mine sur le graveur
  • un support pas trop fin, car on attaque vraiment le verre, qui, s'il est trop fragile, peut se casser. Pour ma part j'ai adopté les verre à jus bas de chez Hema, tout lisses donc très faciles à graver et assez simples pour laisser libre l'imagination. Lundi, Béa a gravé un pot à confiture et une petite bouteille à jus de fruits adorable, tant que c'est du verre, ça marche !

et c'est tout !

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Dans un premier temps, on nettoit son support (à l'alcool ou à l'eau et au savon...) sans quoi le feutre ne marquera pas bien sur le verre, puis on dessine à peu près le motif que l'on veut obtenir (décalque comprise, afin d'avoir une idée des proportions finales, le verre jouant la loupe...). Je suis vraiment une bille en dessin, heureusement, j'aime bien les guirlandes, les étoiles et les pois :D. Quand on veut écrire, le plus important est d'écrire droit et à la même hauteur sur chaque verre : une petite ligne tracée est donc de bon aloi.

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Et on attaque. Sur le graveur il y a un petit bouton régleur : le 1 est la vitesse/ pression la plus faible, et plus on monte, plus on entamera profondément le verre. Pour ma part, je ne dépasse plus le 2, au delà, le graveur fait trop d'éclats de verre et le trait est moins joli. Je vous conseille de sacrifier un support avant de vous lancer, histoire d'apprendre à doser la pression sur le verre, et de contrôler votre trait. Le graveur se tient comme un crayon. De ce que j'ai fait, voilà ce que je retiens et les petits conseils que je peut vous donner si vous avez envie de vous lancer :

1/ il ne faut pas hésiter à appuyer sur le verre, avec la pointe bien droite, car c'est elle qui va graver le verre. J'aime beaucoup la pointe "large", car c'est celle qui éclate le moins le verre, mais une vieille pointe fine (parce qu'elles s'usent), c'est bien aussi.

2/Il vaut mieux avancer progressivement en appuyant plutôt que de tracer d'une traite votre motif, finement, puis appuyer le trait, car votre motif risque d'être tremblant si vous allez vite, et le graveur risque de déraper.

3/ C'est long, mais pas tant que ça. Pour une série de 6 verres, il faut compter une bonne demie-journée si vous ne faites que ça, mais je vous défie, vous et vos ouïes, de tenir plus de deus heures d'affilée ! Le gros avantage de la gravure, c'est qu'on peut reprendre n'importe quand. Souvent, quand je répète un motif, en revanche, je préfère tout faire d'un coup car on gagne un petit coup de main.

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Si on veut graver une forme de pochoir, il faut utiliser la mine la plus grosse en tenant son graveur légèrement de biais, afin de "frotter" la surface dans l'intérieur du pochoir. On peut aussi délimiter avec la pointe le contour du pochoir puis remplir, mais je préfère la première technique.

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Dernier défaut de la gravure sur verre : ça se prend très mal en photo !

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DSCN3143Série "Apéro", guirlandes et opus du meilleur goût : Cuitas les Bananas ; Tranquille Emile ; Darladiladada ; Tant qu'il y a d'la braise, c'est pas fini ; A elle la gym à moi l'tonic ; Pose tes deux pieds en canard

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DSCN5531Série Love feuillu

DSCN5537Série Bisounours (nuage, étoile, Love/Happy/Smile/Life/Hello/Dream)

DSCN5539Série Raclette les Bronzés font du ski (C'est goutu, ça a du retour/C'est passé à ça de ma mère/ J'y vais mais j'ai peur/ J'ai bien compris J'ai bien compris/ Tu m'aides pas, là Non pas là, non/ Lâchez la perche Lâchez la perche)

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IMGP5336Série Cadeaux de naissance avec des illustrations tirées d'un album illustré "Histoires petites petites" qui appartenait à maman, une merveille de douceur enfantine...

IMGP6570IMGP6579et série "flûte je suis vraiment en rade de verre à la maison"

Bref, on s'amuse beaucoup avec cet outil.

09 février 2016

Jour #8 en Italie : le Chianti

Privée de Wi fi, cela ne va pas être simple de trouver des cachettes secrètes et autres super balades à pied dans le chianti. Et comme j’ai oublié la carte IGN à la maison (gniiiii) qui aurait pu nous envoyer sur des petites routes un peu à l’écart, on se contentera du Routard et du Lonely Planet… déception pour cause de plan pas inoubliable en vue. Au programme de la journée, on opte donc pour 1) Montefioralle 2) Greve in Chianti 3) Castellina in Chianti 4) Radda in Chianti 5) Volpaia.

DSCN4078C'est joli ces petits villages perchés sur leur colline !

DSCN4080Greve in Chianti, jumelé avec Auxerre ? On ne peut que bien s'entendre...

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DSCN4085Petite rue de Montefioralle. On croise un guide qui explique à ses touristes que Christophe Colomb est né dans une maison de cette petite rue

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Les villages sont charmants mais bien entendu c’est la route et les paysages qui valent le plus.

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On regrette d’autant plus de ne pas parcourir ce joli pays à pied (ou à vélo pour les plus courageux !) mais par 38°C à l’ombre et sans idée d’où aller, on se contentera de nos regrets (sans compter qu’on est tout de même un poil crevés de la veille). Les paysages SONT superbes : les collines, les vignes, les routes blanches. On pique nique dans un cadre idyllique au pied d’une petite pieve ravissante.

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On fait une incartade dans une azienda (celle de Leo Ferré, histoire de ramener quelques cadeaux qui feront plaisir…), et on arrive à Radda in Chianti où l’on retrouve des cousins pour la soirée.

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En fait c’était le but de toute la journée, parce que c’est aussi ça les vacances ! et c’est encore mieux quand c’est inattendu. Volpaia est le village que je préfère de toute la journée. Rien de transcendant mais très joli et calme, cela va très bien avec le paysage… Et on passe une super soirée, bien arrosée… de moustiques visiblement morts de soif. Les enfants sont heureux de se retrouver et de se construire de nouveaux souvenirs ensemble : il faut dire que Strasbourg – Toulouse, on ne le fait pas facilement tous les jours …

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